Soudan: le président Omar el-Béchir destitué par l’armée

TOPSHOT - Alaa Salah, a Sudanese woman propelled to internet fame earlier this week after clips went viral of her leading powerful protest chants against President Omar al-Bashir, addresses protesters during a demonstration in front of the military headquarters in the capital Khartoum on April 10, 2019. - In the clips and photos, the elegant Salah stands atop a car wearing a long white headscarf and skirt as she sings and works the crowd, her golden full-moon earings reflecting light from the fading sunset and a sea of camera phones surrounding her. Dubbed online as "Kandaka", or Nubian queen, she has become a symbol of the protests which she says have traditionally had a female backbone in Sudan. (Photo by - / AFP) (Photo credit should read -/AFP/Getty Images)

Au Soudan, après plus de trois mois de contestation, le président Omar el-Béchir a été contraint de quitter le pouvoir. Le ministre de la Défense a annoncé sa destitution à la télévision publique, ce jeudi 11 avril. Suivez la situation en direct.

Ce qu’il faut retenir :

► Le ministre soudanais de la Défense a annoncé la destitution d’Omar el-Béchir.

► Un conseil militaire va administrer le pays pendant une période transitoire de deux ans, a précisé le ministre.

► Des milliers de personnes ont afflué jeudi sur le lieu où se tient depuis le week-end dernier un sit-in de protestation devant le siège du ministère de la Défense dans le centre de la capitale, Khartoum.

Les heures sont données en temps universel

16h35 : « La prise de pouvoir par l’armée n’est pas la réponse appropriée aux défis auxquels est confronté le Soudan et aux aspirations de son peuple », a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki dans un communiqué.

16h30 : Pour rappel, la contestation au Soudan a débuté le 19 décembre dernier. Ce jour-là, quelques centaines de personnes protestent en province contre la hausse du prix du pain, déjà frappé de pénurie. Mais en réaction à la répression menée par le régime, les slogans changent rapidement pour réclamer la chute du pouvoir.

De plus en plus importantes, les manifestations gagnent la capitale, Kahrtoum, où Omar el-Béchir promet « de vraies réformes » sans donner suite. Malgré les appels au changement de régime réclamés par une vingtaine de formations d’opposition en janvier, malgré le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Union européenne qui haussent le ton, le pouvoir ne fléchit pas et poursuit sa répression.

Le 22 février, Omar el-Béchir décrète l’état d’urgence et fait quelques concessions.
Il limoge le gouvernement et cède sa place à la tête du parti PCN. Rien n’y fait. Les manifestants exigent son départ et le 6 avril, ils se rassemblent pour la première fois en masse devant le siège de l’armée à Khartoum. Ils demandent aux militaires de les soutenir jusqu’à la chute du pouvoir.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*