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Pour un Processus électoral transparent : Les FDS/ Guelwaars récusent les nouveaux membres de la CENA

En conférence de presse, Dr Babacar Diop, Président de FDS- Les Guélwaars, et candidat à la présidentielle de 2024, est revenu sur son étape mouvementé à Sédhiou, lors de sa tournée politique. Mais, c’était aussi pour avertir les autorités administratives. «J’avertis tous les Préfets qui tenteront de bloquer les prochaines étapes de ma tournée: un Préfet qui n’est pas capable d’interdire les tournées politiques d’Amadou Ba ne réussira jamais à interdire ma tournée nationale. Nous leur opposerons une résistance farouche et sans concession sur le Sénégal. Nous en avons assez de la violence et de la brutalité du régime inique de Macky Sall», a pesté le Dr Babacar Diop. Selon lui, «le processus électoral n’est pas consensuel. Il est contrôlé de bout en bout par le régime en place pour servir ses intérêts». «Un processus corrompu et infesté qui met en danger la stabilité. Notre démocratie est bâtie sur une longue tradition de concertations et de consensus forts autour du processus électoral.

C’est cette démarche qui a permis l’organisation d’élections apaisées et deux alternances démocratiques au

Sénégal». A ses yeux, «la brutalité avec laquelle Macky Sall a limogé les 12 membres de la CENA constitue une menace sur des élections apaisées. La désignation de nouveaux membres, sans aucune

consultation préalable de l’opposition, est un précédent dangereux. Cette manière cavalière et brutale est source de tensions et de violences pré et postélectorales », dit-il.

 

«Nous mettons en doute la neutralité de ses nouveaux membres»

De l’avis du leader de FDS- Les Guélwaars, «le Sénégal n’est pas à l’abri d’un nouveau cycle de violences pré et post- électoral. La prochaine  présidentielle risque de faire partie des plus violentes de l’histoire électorale du pays».

«Nous récusons les nouveaux membres de la CENA. Nous mettons en doute la neutralité de ses nouveaux membres,

leur intégrité et leurlité. Au nom de l’honneur et de la stabilité du pays, nous les appelons à démissionner », a souligné Babacar Diop. Pour faire face au régime en place, le Président de FDS appelle à la construction d’un large front de l’opposition et de tous les candidats pour exiger des élections libres, transparentes et inclusives. Le moment est venu de nous unir autour de l’essentiel: la sauvegarde de notre démocratie. Notre parti Fds-Les Guelwaars est ouvert à toute initiative allant dans ce sens». Ce dernier refuse toute idée de report des élections : «Nous réfusons toute idée saugrenue de report de l’élection présidentielle. Nous exigeons le respect du calendrier républicain: l’organisation de la présidentielle à la date du 25 février 2024 ».

Sans porter de gangs, Docteur Babacar Diop a dénoncé l’état de la justice. «Notre système judiciaire ressemble à celui des monarchies  absolues   archaïques : le président est lui seul une juridiction sans frontières. Il est à la fois la premièreinstance, l’appel, le recours, la grâce et l’amnistie. Le Sénégal aborde le dernier virage vers l’établissement d’un pouvoir autoritaire sans frontières», at-il affirmé.

Parlant du procès de Sonko à Ziguinchor, il a salué la décision rendue qu’il a qualifié de «historique» avant de se féliciter du juge de Ziguinchor qui s’est opposé à la violation des droits de Ousmane Sonko. Dr Babacar Diop d’exiger sa réintégration sur les listes électorales en demandant à la DGE de remettre une fiche de parrainage au mandataire de Ousmane Sonko pour lui permettre de recueillir des parrains au même titre que tous les candidats».

«Il n’appartient pas à des fonctionnaires de se substituer au Conseil constitutionnel qui est le seul organe reconnu qui a la légitimité de valider ou d’invalider une candidature», a-t-il confié. Sur un autre registre, il a fustigé la fermeture des universités depuis 6 mois maintenant. «Le calendrier et le fonctionnement de l’université ne peuvent dépendre de la logique électorale. Elle doit continuer de gagner son autonomie en refusant de servir les intérêts des clans poli-

tiques qui luttent pour le contrôle du pouvoir. Il n’y a aucune raison de continuer de fermer nos universités», a-t-il déclaré.

 

Source : Oumar CORREA  ( Vox Populi )

 

 

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