La mondialisation actuelle a renforcé et accentué les flux migratoires entre les différents
espaces du système-monde. Face à la forte poussée migratoire des populations des pays du
Tiers-Monde notamment les jeunes victimes du sous-emploi, du chômage, des bas salaires et
de la précarité vers les pays riches du Nord et du golfe arabo-persique, ces derniers ont mis
en place des mesures drastiques visant à limiter l’accès à leurs territoires.
Le SENEGAL, pays de départ et de transit ne pouvait se soustraire à ces mesures restrictives
d’où l’amplification du phénomène de l’émigration irrégulière popularisé sous le slogan de
« Barça wala Barsax » (Barcelone ou la mort).
Face à cette situation alarmante, le SENEGAL se dota d’une politique migratoire qui fut
l’objet d’une validation technique en attendant son adoption politique. Toutefois, ce
document de référence passé à la loupe des acteurs de la migration et des organisations de la
société civile, présenta beaucoup d’insuffisances et de limites objectives d’où la nécessité de
le repenser.
C’est dans ce contexte que trente et une (31) associations reparties dans différentes
régions du Sénégal et œuvrant pour une migration régulière et respectueuses des droits et
libertés des migrants avec l’appui de la Fondation Rosa LUXEMBURG STIFTUNG ont produit
un rapport alternatif dénommé « Réflexions contributives : quelle politique migratoire pour
le Sénégal? (vidéo)
https://youtu.be/-9-T_ikuNiA




