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Comment les footballeurs sont devenus les cibles des cambrioleurs

Quasiment plus un soleil levé sans un footballeur cambriolé. Ça en deviendrait presque un concours de celui qui n’a pas retrouvé son logement sens dessous dessous au retour d’un match. Payant le prix d’un emploi du temps connu de tous, les footballeurs sont victimes des passements de jambes d’alarme à répétition et se retrouvent parfois même dans des situations effroyables. Ces dernières semaines, ce sont Weston McKennie, Sergio Rico, Mauro Icardi et Carlo Ancelotti qui ont connu cette désagréable et coûteuse mésaventure. Mais où cette tendance puise-t-elle sa source ? Et surtout, quelles en sont les conséquences ?

 

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« Dr Alex est un homme très simple, très cultivé, pacifique. Il portait toujours sa croix ansée (Ankh) et nous rappelait sans relâche les victimes du régime, disparues parfois dans des conditions abominables », témoigne un de ses compagnons de lutte passé lui aussi par les geôles du pouvoir. « Alexandre Dzabana cumule 50 ans de lutte dans la société civile. C’est quelqu’un qui n’a pas sa langue dans sa poche. Il avait commencé par s’opposer aux dérives autoritaires du marxime-léninisme dans les années 70. Plus récemment on dénonçait ensemble la pauvreté de la population et l’enrichissement illicite du clan au pouvoir et de certains dirigeants politiques. Malgré son âge et sa santé fragile, puisqu’il souffre d’hypertension, il était très engagé », abonde Joe Washington Ebina, président de la fondation humanitaire Ebina et membre de la Plateforme de la société civile. « Son arrestation a lieu un mois après celle du journaliste Raymond Malonga [directeur de publication de l’hebdomadaire satirique Sel-Piment, incarcéré le 2 février à la maison d’arrêt de Brazzaville, NDLR]. Il avait été enlevé lui aussi. Ce sont des pratiques qui ne donnent pas d’espoir sur la gestion du pouvoir à venir. » Et de louer, visiblement admiratif, la mobilisation populaire qui a pesé dans la libération sous contrôle judiciaire du député sénégalais Ousmane Sonko, ce 8 mars : « Le Congo est un pays particulier, où sévit la répression militaire, l’intimidation quotidienne. Aucune manifestation n’est autorisée. Ici, on a connu des guerres civiles, mais on ne voit pas le peuple se lever pour dire non. » Anciens candidats à la présidentielle toujours sous les verrous La société civile réclame notamment la libération de deux célèbres prisonniers politiques : Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Le premier, un diplômé de Saint-Cyr promu général, fut notamment chef d’état-major des armées congolaises entre 1987 et 1993, conseiller du président Sassou Nguesso sur les questions de sécurité et chef de mission pour la Centrafrique et l’Afrique centrale au sein de l’Union africaine. Candidat à la présidentielle de 2016, il avait créé un certain engouement durant la campagne électorale. Rebaptisé J4M, pour Jean-Marie Michel Mokoko « Moïse », qualifié de « tombeur », de « général du peuple » par la presse, il avait refusé ? et refuse toujours – de reconnaître la victoire de Denis Sassou Nguesso en 2016. Arrêté en juin 2016 puis condamné à 20 ans de prison le 11 mai 2018 pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « détention illégale d’armes et munitions de guerre », il est actuellement à l’hôpital militaire de Brazzaville, selon son avocat Me Ibouanga. Sa santé s’était détériorée l’été dernier. Au terme de longues négociations qui avaient notamment convoqué, pour plaider la cause de Mokoko, les présidents de la RD Congo Felix Tshisekedi et de l’Angola Joao Lourenço, il avait été évacué à le 30 juillet 2020 à Ankara, pour y être soigné durant plus d’un mois. « Je l’ai rencontré la semaine dernière, il se porte bien. Il est enfermé 24/24, privé de la lumière du jour et a toujours besoin de soins pour retrouver sa forme musculaire. Il ne peut pas se mouvoir et n’a pas droit aux visites de parents et d’amis, ce qui est une torture psychologique. Mais il a un moral d’acier », résume son conseil.

Béret noir, costume blanc, sourire cerclé d'une barbe et d'une…

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