Le groupe de l’opposition présente au dialogue national sur le système politique interpelle le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, d’après L’Obs. Évaluant, hier, face à la presse, leur participation à ces concertations, les leaders de ces entités politiques invitent le chef de l’Etat à veiller au respect des consensus issus de ce dialogue. Ceci, conformément à son engagement de mettre en œuvre uniquement les points de consensus. Dans une déclaration lue par l’ancien ministre, Samba Sy, secrétaire général du parti de l’indépendance et du travail (Pit), ils déclarent, sans équivoque que «toute prise de décision unilatérale serait contraire à l’esprit de nos récentes assises et équivaudrait, pour nous, à la caducité de toutes les conclusions du dialogue national sur le système politique».
D’ailleurs, le groupe de l’opposition présente au dialogue compte saisir prochainement le Président Bassirou Diomaye Faye, par voie épistolaire, pour faire part de son point de vue sur les conclusions de ces concertations. En attendant, cette partie de l’opposition estime que les discussions menées, la mise en débat des problèmes importants pour le devenir, justifiaient largement sa participation à ce dialogue. Ceci, notent-ils, en dépit du fait que des questions essentielles demeurent irrésolues tandis que le pouvoir persiste dans son refus de respecter les libertés inscrites dans la Constitution et dans sa logique de judiciarisation de ses différends avec l’opposition comme en atteste l’emprisonnement arbitraire de Moustapha Diakhaté. A les en croire, les données figurant dans les rapports provisoires disponibles, révèlent que les commissions «Processus électoral» et «Réformes institutionnelles et organes de gestion des élections» ont enregistré d’importants accords de principe dont les modalités d’application ne sont toutefois pas encore précisées, mais aussi des divergences nettes sur des questions sensibles.




