Contribution – Laser sur le plan de paix du président Trump à la Palestine par Malcom, perfectible Seck

Au cœur de l’actualité internationale, se trouve la question la plus brulante de l’histoire politico-religieuse dumoyen orient en l’occurrence le statut de Jérusalem . En effet, le plan de paix proposé par le président Trump à L’ONU a été aux centre des vifs débats politiques et même controverses. Un plan de paix qui a fait un tollé et que le premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou a épousé avec un sentiment de joie exacerbée dans les tribunes de l’ONU.
Cependant, cette proposition émise par Donald Trump est conçue par le chef de l’autorité palestinienne Mahmoud Abass comme étant une décision unilatérale. A la place d’un plan de paix, un plat de poivre amer, inconsommable et indigérable leur a été servi. Certains empruntent même le terme « gifle du siècle » pour mesurer la gravité de l’acte posé.

De prime abord, il convient de montrer qu’aucune ville au monde ne ressemble à Jérusalem pour avoir fait l’objet de nombreuses convoitises car étant chargée de symboles. Cette ville trois fois sainte, engloutie dans une surface de moins de 1km2 a toujours été le nœud gordien dans le processus de résolution de la crise Israélo Palestinienne. Si la ville de Jérusalem est considérée par les juifs comme la cité du roi David et le lieu où se trouve le mur de lamentation, elle en est de même pour les musulmans qui la considèrent comme l’endroit où le prophète Mouhamed psl, guidé par l’ange Gabriel serait monté au ciel. Cette même place est pour les chrétiens d’une importance incommensurable. Car, pour ces derniers, c’est le lieu où Jésus Christ a été crucifié. Donc Jérusalem reste une ville où chrétiens, juifs et musulmans revendiquent les fondamentaux de leur histoire, de leur culture et de leur religion. Face à cette importance que revêt cette ville, plusieurs résolutions ont été prises afin qu’Israël et Palestine puissent fumer le calumet de la paix. L’on se rappelle le plan de partage de 1947 faisant de la Palestine deux Etats juif et Arabe et qui a contribué à la réalisation du projet sioniste. C’est ainsi qu’en 1948 que l’État Israélien a vu le jour après le vote historique aux nations unies. Il faut aussi rappeler qu’en 1947, lors du partage de la Palestine, les juristes avaient imaginé d’en faire un corpus separatum, une ville internationale n’appartenant ni aux Juifs ni aux Arabes. Mais la réalité fut autre chose car, après la première guerre Israélo Arabe, la ville de Jérusalem est coupée en deux. Israël conquit la partie Ouest qu’il déclare sa capitale et la partie Est reste sous occupation de la Jordanie. Ainsi, lors de la guerre des six jours de 1967 ,l’armée israélienne sortit victorieuse de la guerre et s’empara de la partie Est redonnant aux juifs l’accès à leur mur de lamentation.
Donc Jérusalem a toujours cristallisé les tensions du conflit israélo palestinien.

Il s’y ajoute qu’en 1995, l’Amérique avait déjà voté le Jérusalem Embassy act portant transfert de leur capitale de Tel Aviv à Jérusalem mais qui jusqu’avant Trump fut enterré dans les tiroirs de l’oubli. Toujours au chapitre des diagnostics, il convient de montrer que la question israélo palestinienne qui a longtemps été un problème religieux, revêt actuellement un habit politique. Car aujourd’hui, la Palestine semble être périclitée et esquintée face à un Trump faisant fi des loi et normes internationales. Le transfert de l’ambassade des États Unis de Tel Avive à Jérusalem en est une parfaite illustration. Pour le président Trump, la question israélo palestinienne est un talon d’Achille pour nombreux des politiciens qui, une fois élus s’arc-boutent sur la théorie du théoriquement possible et de l’empiriquement insaisissable. Pour le président Trump, il faut marquer l’histoire en honorant un électorat juif minoritaire aux États Unis mais très proche des thèses du grand Israël de la coalition Benyamin Netanyahou. Cette décision de Trump qui a créé un émoi considérable est aussi une façon d’être en rupture avec la classe politique souvent hantée par leurs promesses de campagne même au péril de la diplomatie extérieure de son administration.

En un mot comme en mille, le conflit Israélo Palestinien a battu le record de longévité et la situation continue de s’embraser vu les intérêts géopolitiques qui le meublent.

 

Ousinho pérfectible seck, Professeur d’Anglais

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