Le Khalife de Thiénaba salue le boom des écoles coraniques dans la cité religieuse

Le Khalife de Thiénaba Serigne Ahmad Tidiane Seck salue l’effervescence liée à l’apprentissage du Coran dans la cité religieuse dont il est l’autorité morale, une situation marquée par la création de plus en plus d’écoles coraniques.
“Quiconque veut me voir heureux n’a qu’à organiser une séance de récitation du Coran”, a dit le khalife de Thiénaba Ahmad Tidiane Seck, disant préférer le livre saint pardessus tout.
Son porte-parole avait auparavant exprimé toute sa fierté de voir cette effervescence liée à l’apprentissage du Coran dans la cité, dimanche, lors d’une cérémonie où l’école coranique “Daroul Arqam” du quartier Serigne Ibrahima Seck de Thiénaba récompensait des apprenants ayant mémorisé le Coran.
Selon un maître coranique de la localité, on peut y compter aujourd’hui au moins une trentaine d’écoles coraniques, et d’autres continuent d’ouvrir leurs portes, pour former une multitude de ’’houfaz’’ (personnes ayant mémorisé le Coran) dans la ville et au-delà.
Mourtada Diop, Youssou Guèye, Mouhammad Khouma et Soumayya Cissé qui ont nouvellement mémorisé le livre saint, avaient reçu leur attestation des mains du célèbre récitant Hady Touré de Fass Touré, en présence de notabilités religieuses.
D’autres parmi les 11 personnes récompensées au total, ont été honorés, après avoir maîtrisé une deuxième ou une troisième version du Coran ou pour avoir bouclé l’apprentissage d’ouvrages traitant des règles de psalmodie du livre saint ou “tajwid”.
Créé en 2009 au quartier Serigne Ibrahima Seck de Thiénaba, par feu le prédicateur Alioune Guèye de Thiénaba, décédé deux ans plus tard, “Daroul Arqam” dispense quatre versions de récitation du Coran à plus de 102 élèves, dont 16 filles, en régime d’internat.
Le Khalife de Thiénaba Seck qui se fait “l’homme du Coran”, a tenu à marquer cette cérémonie de sa présence, soulignant qu’il n’y a pas d’assemblée plus importante à ses yeux qu’une rencontre où l’on magnifie la mémorisation du Coran.
Fondé en 1882 par l’érudit Serigne Amary Ndack Seck, Thiénaba, un ancien hameau aux confins des anciens royaumes du Baol et du Cayor, s’urbanise très vite, tout en conservant sa marque de fabrique.
La localité, indépendante de la tutelle des anciennes royautés, était régie par le Coran, a noté le porte-parole du khalife.
Sa devise était : “alwa (tablette pour l’apprentissage du Coran), allaba (la brousse), Allahou Akbar), ce qui renvoie à l’apprentissage du Coran, à l’agriculture et à la prière, aime à dire ses habitants.
Plusieurs dizaines de pensionnaires de l’institut ont à cette occasion, déclamé des passages du livre saint des musulmans, en présence de religieux, dont des responsables d’associations islamiques, de parents d’élèves, d’enseignants, d’élus territoriaux, entre autres.
Parallèlement à l’apprentissage du Coran, “Daroul Arqam” dispose d’un établissement d’enseignement franco-arabe, où ceux qui ont déjà mémorisé le livre saint, apprennent le programme pédagogique gouvernemental, en plus de renforcer leurs connaissances islamiques, a indiqué son directeur Mouhamed Alioune Guèye, fils aîné du fondateur de l’école.
Il a dit ambitionner d’élever cette structure aux standards internationaux en matière islamique, en y enseignant toutes les matières.
Oustaz Dame Khouma, a au nom des maîtres coraniques de Thiénaba, souligné la particularité de “Daroul Arqam”, qui a introduit d’autres formes de récitations du coran.
En plus de la version “Hafs”, aujourd’hui plus répandue dans le pays et du “Warch”, par laquelle les premiers “daaras” du pays apprenaient le Coran, le “Qaloun” et le “Chou’ba” y sont également enseignés.
La cérémonie, ponctuée de chants religieux, a été clôturée par une récitation de Hady Touré, très connu surtout sur les réseaux sociaux, pour sa voix mélodieuse.
Il avait auparavant donné une conférence sur l’unicité de Dieu (tawhid).
Source : APS

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