Rapport Onudci : Saly alimente le marché européen de la prostitution

Les proportions de la prostitution au Sénégal sont de plus en plus inquiétantes . Saly est devenue  un fief privilégié des filles de joie et  fournit  le marché européen, selon le rapport Onudci 2019. 

Réseau de prostitution

Le Sénégal, et plus particulièrement la station balnéaire de Saly, sur la « Petite Côte », à 60 kilomètres au sud de Dakar, joue un rôle spécifique dans la structuration des réseaux de traite qui alimentent le marché européen de la prostitution. En effet, selon le rapport de l’Onudci 2019, à Saly, les prostitués sont non seulement exploitées, mais également « initiées » aux pratiques du marché européen de la prostitution.

Mineurs

Les jeunes filles exploitées à Saly sont souvent mineures, mais toutes ont tendance à majorer leur âge, conformément aux instructions données par les trafiquants qui les séquestrent et les obligent à se prostituer.

Plusieurs nationalités

Elles sont sénégalaises ou étrangères ; 17 nationalités ont été répertoriées ; les plus nombreuses sont burkinabé, camerounaises, gambiennes, ghanéennes, ivoiriennes, maliennes, nigérianes, sierra-léonaises, parfois thaïlandaises ou chinoises. Toutes ont transité par d’autres lieux d’exploitation sexuelle, principalement des pôles touristiques situés en Gambie ou en Guinée-Bissau, Ziguinchor en Casamance, des bassins miniers de bauxite en Guinée et des sites d’orpaillage du Sénégal oriental.

Le piège

Les filles étrangères sont à la merci des trafiquants, qui confisquent leur pièce d’identité. Confiées à des surveillantes, elles sont obligées à se prostituer, pour payer le prix de leur libération, parce que vendues dans leur pays d’origine, à leur insu.

senego

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