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Au Burkina, l’armée et ses supplétifs accusés d’atrocités

Human Rights Watch publie ce jeudi un rapport accablant pour l’armée du Burkina Faso, ainsi que pour ses supplétifs, les Volontaires pour la défense de la patrie, et les djihadistes du Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin – JNIM en anglais).

Depuis 2023, ces trois entités auraient tué plus de 1 800 civils et provoqué le déplacement forcé de dizaines de milliers personnes.

L’ONG dénonce aussi un nettoyage ethnique de la communauté peul et critique le gouvernement pour chercher à dissimuler les atrocités commises.

“Les VDP nous ont encerclés et nous ont dit de regarder ce qu’ils allaient faire. Il y avait des gens qui avaient été poignardés avec des barres de fer. Une fois qu’ils ont fini de les poignarder, ils leur ont tranché la gorge” témoigne d’Amadou, un survivant d’une attaque à Yaho, au Burkina Faso, et interrogé par Human Rights Watch. Human Right Watch indique que “les exactions commises par les forces gouvernementales, y compris les VDP, et par le JNIM ‘Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité”. L’ONG de défense des droits de l’Homme appelle aussi la Cour pénale internationale à ouvrir un examen préliminaire sur la “situation au Burkina”.

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