Contributio – Le Yewwi oui, le Peuple enfin libéré des chaînes d’un assoiffé de pouvoir (par Edouard Lattoufe)

Sa marche forcée, hâtive et meurtrière pour accéder à la tête de l’état vient de lui faire perdre toutes ses plumes . Il aura appris douloureusement que le destin ne se force pas, il s’accomplit . Le parlement Ousmane Sonko pense être né pour diriger. Dans sa propre formation politique, le Pastef , nul n’ose le contredire ou le désobéir. Rien n’est plus pénible d’être obéi tout le temps, disait Serigne Cheikh, reprenant Alexandre Le Grand. Cet opposant qui se prend pour le nombril du monde agit comme s’il évoluait dans le jargon militaire où les instructions sont à obéir sans murmures ni hésitations. Il semble ignorer qu’il est dans l’espace politique où le débat est libre , pluriel et contradictoire. Je fais partie de ceux-là qui ont toujours considéré la coalition Yewwi comme une arnaque, un mariage forcé, un concubinage, une addition de médiocres et d’apatrides. Je me suis constamment interrogé sur la présence gênante de mon grand-frère et ami , le Maire Honoraire de la ville de Dakar Khalifa Sall dans ce ” prison de la conscience ” où le seul critère exigible d’admission reste l’arrogance. Et voilà là où ça mène quand on veut muter le mensonge en vertu et l’arrogance en doctrine politique. La déception doit être grande au sein cette coalition dirigée par usurpation par un ” Général ” qui constate avec beaucoup d’amertume ses troupes le désobéir et lui tourner le dos . Comme un château de cartes, son tissu de mensonges s’est effondrée et a fondu comme beurre au soleil . En vérité, Ousmane Sonko doit reconnaître ses péchés et faire amende honorable. La vérité, c’est comme les fesses, on finit toujours par s’asseoir. La seule et unique question à laquelle Ousmane Sonko est invité à répondre et dont il a le devoir d’édifier l’opinion publique nationale et internationale est celle de savoir s’il a violé ou nom la dame Adji Sarr qui a sollicité l’arbitrage de la justice, le dernier rempart dans une société démocratique . Un homme politique, parlementaire de surcroît, qui aspire à de hautes charges, doit divorcer d’avec cette attitude méprisante, arrogante et insurrectionnelle qui foule du pied les principes fondamentaux de notre démocratie. L’homme vertueux et intègre dont il se targue d’être doit cesser de prétexter de son statut d’opposant pour se soustraire à l’obligation de rendre compte dans cette affaire d’une gravité extrême . La présence d’un présumé violeur dans l’espace de compétition électorale est très gênante. Elle porte un sacré coup à notre démocratie . C’est très révoltant que de constater le candidat “aux massages doux et longs” de SWEET BEAUTÉ ne surfe que sur les injures et la victimisation . Les grands esprits parlent d’idées, les esprits moyens parlent d’événements, le rancunier Ousmane Sonko préfère s’acharner sur d’honnêtes citoyens dont il reproche que leur adhésion à l’Apr et leur loyauté absolue au Président Macky Sall. Son acharnement sur le Dg Lat Diop est inacceptable et intolérable. Le visiteur nocturne de Adji Sarr ne s’est jusqu’ici remis de son traumatisme de la dernière présidentielle . Ses parrains pétrodollars lui avaient fait croire qu’il allait se réveiller au palais pour y prendre le petit déjeuner . Son réveil fut brutal et fatal . Ce danger public ambulant n’est en vérité qu’un assoiffé de pouvoir. Il ne voit midi qu’à sa porte et prend les sénégalais pour des canards sauvages. Aucun opposant, fut-il le plus radical et le plus irréductible , n’a jamais penser faire de la crise casamançaise un fonds de commerce politique. Le Président Abdoulaye wade , malgré une adversité monstre avec Diouf , n’a jamais pensé à mettre le feu au poudre. Dans son discours comme dans ses actes, il a renoncé à passer sur des cadavres pour accéder au palais . Tout le contraire de cet inspecteur des impôts, attributaire dans des conditions nébuleuses et frauduleuses de parcelles dans les zones foncièrement juteuses de Dakar, qui n’a d’idéologie que l’arrogance. Les observateurs les plus avertis de la scène politique nationale perdent leur latin dans la qualification de cet énergumène qui, dans un passé pas très lointain avait fait le pied de grue dans les couloirs du ministère de Mansour faye aux fins d’obtenir l’extinction des poursuites contre l’ex Directeur du Cadastre, une de ses “vaches laitières ” , poursuivi dans ce qui est communément appelé la traque des biens mal acquis. C’est ce bandit à cols blancs, ce vagabond financier des temps modernes, qui aspire à nous diriger. Nul doute que si son rêve utopique arrivait accidentellement à se matérialiser, il serait le premier chef d’état dans l’histoire du monde à nous dicter l’heure du coucher et du réveil et à faire du ” massage nocturne ” un sport national légalisé. Aujourd’hui, il se retrouve entre deux feux, l’imminence de son procès contre Adji Sarr l’irreversible implosion de la coalition Yewwi . Edouard latouffe, Cadre à la Lonase, responsable Apr à la commune Thies Ouest.

Par Edouard Latouffe 

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