Environ 860.000 électeurs bissau-guinéens sont appelés aux urnes pour des élections présidentielle et législatives. La stabilité politique est un des enjeux majeurs de ces scrutins.
Parmi 12 candidats en lice pour la présidentielle, le président sortant Umaro Sissoco Embalo, est donné favori.
Élu pour la première fois en 2019, il brigue un second mandat alors qu’il s’était initialement engagé à n’en exercer qu’un seul.
En 2023, il a dissous le parlement contrôlé par l’opposition après des affrontements armés qu’il a qualifiés de tentative de coup d’État. Les détracteurs ont vu dans cette décision une tentative de prolonger son mandat.
En conséquence, sur les 14 partis en lice pour 102 sièges parlementaires, seule la plateforme pro-gouvernementale “Nô Kumpu Guiné” (Ensemble pour la Guinée-Bissau ) a une chance réaliste de remporter la majorité.
Pour la première fois dans l’histoire du pays, le PAIGC, qui a conduit la Guinée-Bissau à l’indépendance du Portugal en 1974, ne figurera pas sur les bulletins de vote.
La coalition PAI-Terra Ranka (En avant avec notre patrie) dirigée par le PAIGC et menée par le principal rival d’Embalo, Domingos Simões Pereira, a été disqualifiée par la Cour suprême en octobre. Officiellement, la raison invoquée était la soumission tardive des documents électoraux, mais de nombreux observateurs y voient une motivation politique.
En Guinée Bissau les élections présidentielles et législatives sont prévues ce dimanche 23 novembre
