Locales 2027 : Le Président Diomaye évoque un possible report, sous condition de consensus

Toujours en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le Président Bassirou Diomaye Faye s’est prononcé sur une éventuelle organisation des élections locales. Dans son entretien accordé à France 24 et RFI, il a laissé entendre qu’un report n’était pas exclu, à condition qu’il repose sur un consensus.

Le chef de l’État revient d’abord sur les recours déposés devant la Cour suprême par ceux qui souhaitent aller rapidement aux élections. « Ceux qui ont hâte d’aller aux élections et qui, de ce fait, ont saisi la Cour suprême pour obtenir cette date-là, ils ont vu la Cour leur dire que par deux fois, par un référé Liberté dont elle a été saisie et par un référé mesure utile, qu’à ce moment, rien ne me contraint à parler ou à fixer la date des élections en ce moment ». 

Bassirou Diomaye Faye assure que, si report il devait y avoir, il serait décidé dans le cadre d’un consensus. « Et si cela devait se faire, ce serait dans le cadre d’un consensus. Vous savez, mon attachement au dialogue et mon sens de la concertation par rapport à ce qui concerne les affaires publiques ». 

Il rappelle la décision de la Cour suprême. « La Cour a considéré qu’au regard des dispositions légales, que l’élection peut s’organiser jusqu’à la fin de l’année des élections locales. Jusqu’à la fin de l’année 2027 ». 

Le président du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains mentionne également la saisine du Front pour la Défense de la République (FDR). « Une autre organisation, cette fois-ci constituée d’acteurs politiques, le Front pour la Défense de la République a saisi la même Cour en référé mesure utile et elle a aussi décidé la même chose. Donc il n’y a rien qui urge en réalité et je ne voudrais pas que nous soyons dans l’obsession électorale permanente ». 

Pour le chef de l’État, la priorité actuelle est ailleurs. « Alors que nous avons quelque chose qui doit aujourd’hui nous préoccuper fondamentalement, c’est comment discuter avec le FMI : obtenir un accord, un programme qui passe en Conseil d’administration, qui soit approuvé et qui restaure définitivement la confiance des partenaires vis-à-vis du Sénégal et des investisseurs vis-à-vis du Sénégal. C’est cela ma préoccupation ». 

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