Marchand ambulant, Cheikh Samb a été condamné à 6 mois de prison ferme par le tribunal d’Instance de Mbour pour vol d’appareils téléphoniques à Popenguine, selon l’Obs.
Cheikh Samb ne ratait jamais ses cibles. En un temps record, il est parvenu à soutirer frauduleusement plusieurs téléphones portables de marque auprès de ses victimes, dont des Chinois établis à Popenguine.
Début ramadan, Cheikh Samb débarque à Popenguine. Muni de trois foulards suspendus à son cou, il se dirige vers une villa de ressortissants chinois pour une vente à la sauvette. Sur place, l’homme constate que les occupants sont absents, alors que quatre téléphones portables haut de gamme sont visibles, branchés à la prise d’électricité. Sans tarder, il débranche tous les appareils téléphoniques et vide les lieux en catimini. Loin de se contenter de ce butin, le marchand ambulant jette son dévolu sur d’autres maisons du même quartier. Il va ainsi s’introduire au domicile d’un infirmier. Dans la chambre, un téléphone est également branché à la charge, sans surveillance. L’occupant des lieux étant visiblement sous la douche, l’intrus se saisit très rapidement du téléphone, ainsi que de 200 000 FCFA contenus dans un portefeuille. Dans sa fuite, il se fait repérer par une lingère qui, plus tard, alors que l’infirmier constate le vol, le mettra sur la bonne piste. Il suit aussitôt les traces et engage bientôt une course-poursuite. Le marchand indélicat est vite rattrapé et mis à la disposition des pandores de la brigade de gendarmerie de Popenguine.
A la barre du tribunal d’Instance de Mbour jeudi dernier, Cheikh Samb a nié les faits malgré les appareils téléphoniques retrouvés sur lui. A l’en croire, il s’est invité dans les deux maisons pour vendre ses foulards. Perdu par le témoignage de la lingère qui a dressé son portrait dans les moindres détails, Cheikh Samb a été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme.
