La décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko continue de susciter des réactions au sein de la majorité présidentielle et des alliés de la coalition au pouvoir. À Thiès, le président du mouvement ETIR (Ensemble pour le Travail et l’Intégrité Républicaine), Moussa Sarr, également membre de la Conférence des leaders de la coalition Diomaye Président et responsable des cadres de la coalition dans la cité du Rail, estime que cette décision, bien que difficile, « était attendue ».
S’exprimant sur cette nouvelle séquence politique, l’ingénieur en génie civil a évoqué des divergences perceptibles depuis plusieurs mois dans la conduite des affaires publiques. Selon lui, la rupture entre les deux principales figures de l’exécutif semblait devenue inévitable au regard des tensions notées au sommet de l’État.
« Cette décision est certes difficile au regard des relations qui existaient entre les deux hommes, mais elle demeurait attendue par de nombreux Sénégalais », a soutenu Moussa Sarr, considérant que le chef de l’État a pris une option qu’il juge conforme à ses prérogatives constitutionnelles.
Le président du mouvement ETIR appelle désormais à l’ouverture d’une nouvelle étape politique marquée par la mise en place d’un gouvernement capable de répondre efficacement aux préoccupations sociales et économiques des populations. À son avis, la future équipe gouvernementale devra dépasser les considérations partisanes pour se concentrer sur les urgences nationales.
« Il s’agit aujourd’hui de tourner cette page et de mettre en place un gouvernement qui saura véritablement répondre aux exigences des Sénégalais », a-t-il déclaré, plaidant pour une gouvernance davantage orientée vers les résultats et l’intérêt général.
Profitant de cette prise de parole, Moussa Sarr a également salué l’action diplomatique du président Bassirou Diomaye Faye après la libération de supporters sénégalais détenus au Maroc. Une initiative qu’il qualifie de « prouesse diplomatique » à inscrire, selon lui, dans le registre des actions majeures déjà posées par le chef de l’État depuis son accession au pouvoir.
Dans un contexte politique marqué par des recompositions et des attentes fortes des populations, cette sortie du responsable politique thiessois traduit la volonté d’une partie des alliés du pouvoir de voir s’ouvrir une nouvelle dynamique gouvernementale recentrée sur les priorités nationales.
