Soudan : Forte mobilisation contre le coup d’État, trois manifestants tués

Des dizaines de milliers de Soudanais sont descendus dans la rue, samedi, contre le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane, malgré cinq jours de répression meurtrière. Selon un syndicat de médecins, trois manifestants ont été tués à Omdourman, ville-jumelle de la capitale Khartoum.

 

Nouvelle journée de mobilisation au Soudan. Après cinq jours de répression meurtrière, les opposants au coup d’État militaire manifestaient, samedi 30 octobre, après l’appel des partisans d’un pouvoir aux civils à une démonstration de force contre le général Abdel Fattah al-Burhane.

Dans ce pays dirigé quasiment sans interruption depuis son indépendance, il y a 65 ans, par des militaires, la rue a décidé de dire non au général Burhane. Des dizaines de milliers de Soudanais sont descendus samedi dans la rue pour protester contre le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane, des protestations émaillées par des violences qui ont coûté la vie à trois manifestants, selon un syndicat de médecins prodémocratie et blessé une centaine.

Dans la capitale Khartoum comme à Kessala dans l’Est, les cortèges, au milieu de pneus brûlés, ont scandé “Non au régime militaire” et “Pas de retour en arrière possible”, dans un pays sorti en 2019 de 30 années de dictature d’Omar el-Béchir, écarté par l’armée sous la pression de la rue.

D’autres manifestants ont brandi des portraits du Premier ministre déchu et assigné à résidence Abdallah Hamdok, appelant à “ne pas renoncer”. Et des centaines de manifestants ont bloqué un axe à Port-Soudan sur la mer Rouge, poumon commercial du pays.

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