Trois ans. Mille quatre-vingt-quinze jours et autant de nuits passées dans les ténèbres d’une captivité inique. Ce 23 juillet 2026 n’est pas seulement une date sur le calendrier du déshonneur ; c’est une meurtrissure pour la justice. Cela fait exactement trois années que le Président Mohamed Bazoum et son épouse Hadiza sont arbitrairement séquestrés.L’oubli est le meilleur allié de l’arbitraire. Les geôliers de Niamey n’espèrent qu’une chose : que l’usure du temps éteigne notre indignation, que l’habitude banalise l’inacceptable, et que le monde finisse par regarder ailleurs. Mais nous ne leur ferons pas ce cadeau.Aujourd’hui, mes pensées les plus poignantes vont vers ceux qui subissent cette nuit interminable :À leur famille, déchirée par une attente cruelle, mais portée par une dignité et une fierté inébranlables.Aux collaborateurs du Président, persécutés pour le seul crime de leur loyauté à la République et à la vérité.À leurs compatriotes, le peuple nigérien, à qui l’on a brutalement confisqué la voix, le vote et l’espérance.Aux démocrates d’Afrique et du monde, pour qui cette séquestration doit résonner comme une blessure personnelle et un avertissement tragique.Derrière les murs de leur prison, Mohamed et Hadiza Bazoum opposent à la brutalité des armes la puissance invincible de la dignité. Leur résistance silencieuse est une lumière qui refuse de s’éteindre.Ne laissons pas notre silence sceller leur destin. Tant que les portes de cette geôle resteront closes, notre conscience collective restera captive.Nous n’oublierons pas. Nous ne nous tairons pas.
Talla SYLLA




