La journée internationale des droits des femmes est célébrée dans un double contexte de crise sanitaire et politico-judiciaire. Justement le contexte politico-judiciaire émaillé par des violences soldées par morts d’hommes. Ce lundi, une partie de l’opposition était d’ailleurs dans la rue pour manifester son soutien à Ousmane Sonko leader du Pastef. Un appel à manifester condamné par des organisations féminines. C’est le cas pour le Groupe d’Initiative et de Progrès social (Gips-War) qui combat pour l’accès des femmes à la terre et leur autonomisation. Un manque de considération à l’égard des femmes selon Julie Cissé Coordonnatrice de ladite organisation. D’après elle, les manifestants devraient observer un break ne serait-ce que pour marquer cette journée internationale.
« Je m’indigne, je suis choquée par cette situation politico-judiciaire au moment où nous célébrons la journée internationales des droits des femmes, des sénégalais sont dans la rue pour manifester. C’est inadmissible. Cet acte dénote d’un manque de respect vis-à-vis des femmes. En tant que femme en tant que Mère je suis meurtrie. Meurtrie ; par ce que la situation nationale elle est tendue avec des violences extrêmes, que cela se passe dans ce mois béni de Serigne Fallou Mbacké, pendant que la femme est célébrée c’est vraiment regrettable » s’est indignée la coordonnatrice du Gips War
Aux yeux de beaucoup de femmes que nous avons rencontrées ce 08 Mars à Thiès, les priorités sont ailleurs. La situation actuelle du pays ne milite pas en faveur de l’épanouissement des femmes et du respect de leurs droits.
« Le chemin est long. Le respect des droits des femmes est perpétuel combat. Nous devons nous armer de beaucoup de courage pour y arriver » selon Madame Amy Dioum actrice politique dans la commune de Thiès Ouest
Meme son de cloche pour Gnima Dieng rencontré à Thiès ce matin dans le cadre d’une rencontre axée sur les voies et moyens pour l’autonomisation des femmes. Un conclave organisé par Gips War.
« Les défis qui interpellent les femmes sont énormes. Nous rencontrons des difficultés pour accéder à la terre, pour disposer de financement des politiques publiques. Je suis transformatrice de produits halieutique dans le Foundiougne notamment dans la commune Dionwar. Le matériel de travail est obsolète et nous n’avons les moyens pour nous en procurer. Heureusement nous travaillons avec Gips War qui fait des pieds et des mais pour nous aider. Donc les pouvoir politique doivent profiter de cette journée pour appuyer les braves notamment celles qui sont dans le monde rural » lance t-elle.
« La semaine dernière nous avons tenu des pourparlers sur l’initiative Klimandjaro consacré à l’accès de femmes à la terre et à leur autonomisation. Que l’union Africaine prenne la charte avec ses 15 demandes et officiellement l’intègre dans le référentiels des politiques de l’Ua, c’est une victoire ; une avancée remarquable » Fait remarquer Julie Cissé




