Le gouvernement de la RDC a annoncé le 5 avril la mise en place d’un dispositif d’accueil temporaire de migrants expulsés depuis les États-Unis. Le communiqué officiel en fixe les grandes lignes. Aucun chiffre n’a été communiqué. Une source gouvernementale évoque « un dispositif limité », « progressif » et « encadré », reposant sur un traitement « au cas par cas », avec des paramètres « volontairement encadrés ». Pour la première fois depuis cette annonce, le dossier arrive au Parlement congolais.
C’est la première initiative parlementaire en RDC sur ce dispositif depuis son annonce. Le député national Christian Mwando Nsimba Kabulo, président du groupe Ensemble pour la République, a adressé une question orale avec débat à la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. L’objectif est d’obtenir des précisions sur un accord qui, pour l’instant, n’a pas été détaillé publiquement.
Première interrogation : la nature de l’accord. Le député demande quel en est le contenu exact et dans quel cadre il a été conclu avec les États-Unis.
Deuxième point : les personnes concernées. Combien de migrants seraient accueillis en RDC, et sous quel statut juridique ? À ce stade, aucun chiffre officiel n’a été communiqué.
Troisième question : les implications sécuritaires. Le député s’interroge sur les effets possibles de ce dispositif sur la sécurité intérieure et la cohésion nationale.
Autre enjeu soulevé : les contreparties. Le texte ne mentionne pas ce
que la RDC pourrait obtenir en échange, ce qui alimente les
interrogations.
L’absence d’implication du Parlement en question
Enfin,
la procédure. Ce proche de l’opposant en exil Moïse Katumbi questionne
l’absence d’implication du Parlement dans la validation de cet accord,
évoquant un possible enjeu de souveraineté.




